Eliott Jane, douceur acoustique au Pop In !

La première fois que j’ai entendu Eliott Jane, c’était au détour d’une chanson, Everybody Stole My Soul, postée sur Facebook par l’artiste et une invitation à découvrir son univers… comme beaucoup j’ai envie de dire, sauf que ce coup-ci, j’ai pris une réelle claque et ça ne m’arrive pas si souvent !


Eliott Jane, c’est d’abord Jeane, ex Jina, un trio grunge lyonnais dans lequel elle a fait ses premières armes jusqu’à il y a un an… le temps de reconstruire un univers personnel, teinté de pop folk sombre et de renaître de ses cendres à travers des textes qu’elle travaille avec sa guitare depuis lors. Et Jeane devient Eliott Jane en hommage à Elliott Smith et à Jane Elliott, auteure britannique de J’étais sa petite prisonnière, un témoignage qui relate les douleurs de la maltraitance qu’elle a subi étant enfant.

Touchée par cette voix éraillée qui raconte beaucoup au-delà des mots, je découvre qu’elle joue ce mercredi 08 avril au Pop In à Paris, et une furieuse envie d’en savoir plus se fait véritablement ressentir, me voilà donc en route du côté d’Oberkampf, pour enfin écouter Eliott Jane, accompagnée de sa guitare pour un set acoustique court mais intense. En effet, elle travaille actuellement sur un EP aux studios de La Ruche qui devrait voir le jour dans le courant de l’année 2015 chez Echo Orange.

Dans la pénombre du sous sol du Pop In, je découvre enfin cette jeune femme pétillante et souriante qui ne se laisse pas démonter par les quelques problèmes techniques qu’elle rencontre, l’humour étant sa plus belle arme ! Mais dès qu’elle commence à chanter, c’est une toute autre histoire qu’elle nous conte, on devine à travers ses mots que cette année n’a pas été si simple, cette voix à la fois sensuelle et écorchée contient toutes les fêlures d’une femme blessée, une forme d’exutoire musical qui je l’avoue a réussi à me tirer quelques larmes, ce jeu de guitare tout en douceur, empreint d’une certaine mélancolie résonne en tout en chacun, à l’image de la salle silencieuse et hypnotisée. Pari gagné pour moi, elle a tout d’une grande en devenir et on a hâte d’entendre la suite, en attendant, son premier single est sorti, I Get Back, et pour le coup on a bien envie qu’Eliott Jane revienne vite dans nos contrées parisiennes !

Site Officiel / Facebook / Twitter / Echo Orange / Les Studios de La Ruche

 

Author: Mag Chinaski

«La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil.» Friedrich Nietzsche

  

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