A la rencontre de Grand Blanc !

A l’occasion de la sortie du premier EP éponyme de Grand Blanc ce lundi 22 septembre, je suis allée à leur rencontre au sein du label Entreprise pour en savoir un peu plus sur eux. Il faut dire que depuis le printemps dernier et la sortie du morceau Samedi La Nuit, j’attendais avec impatience d’entendre ce que les messins de Grand Blanc avaient à nous proposer, et je dois dire que les trois autres titres qui composent cet EP ne sont pas de reste et laissent présager de bien belles choses pour la suite. Grand Blanc, c’est Camille, Vincent ainsi que Benoît et Luc qui ont bien voulu répondre à mes questions.

Mag : Alors pour commencer la question classique, comment vous vous êtes rencontrés ? D’où est partie l’aventure Grand Blanc ?

Benoît : C’est parti de Paris, tout Metz part à Paris, c’est une ville, t’as pas le choix soit tu vas à Strasbourg, soit tu vas à Nancy, soit tu vas à Paris. Et il y a beaucoup de messins à Paris ! Finalement, on s’est retrouvé parce que quand t’arrives à Paris, tu connais personne, tu ne connais pas de parisiens et là c’est la diaspora de ta région et ça y est on est fier de nous, on commence à avoir des amis, des vrais ! Les groupes que l’on rencontre c’est beaucoup des provinciaux aussi et là ça y est, on commence à être un peu crédible. (Rires)

Mag : Grand Blanc, ça m’évoque le requin avant tout, mais pourquoi ce nom ? D’où vient-il ?

Luc : Il n’y a pas vraiment de signification, chacun peut y voir un peu ce qu’il veut. C’est sorti un peu comme ça, on aimait bien la sonorité.

Benoît : C’est un peu absurde de choisir soi-même son nom et le truc c’est que ça peut vouloir dire pleins de choses et rien dire en même temps et dans les pleins de choses, ça veut dire qu’il y en a pas mal qui nous touchent. Mine de rien, on pense qu’il y a une certaine blancheur, une certaine lumière dans notre musique et après on vient d’un pays plutôt hostile, hivernal, la Lorraine, et ça nous parlait pour ça mais aussi parce que c’est quelque chose qui ressort moins quand on parle de nous, c’est le Grand Blanc typographique tout simplement ! J’ai trouvé le nom, j’en parlais aussi avec mon frère, qui est typographe et graphiste, je faisais des études de lettres à l’époque et quand on avait du temps, lui dans son travail, moi dans mes études, on éditait des plaquettes avec des textes que j’écrivais, on faisait de la mise en page, des petites expériences et je crois que ça jouait aussi. Le nom est visuel et il a un vrai sens typographique, textuel, et c’est un des aspects qui ne ressort pas le plus souvent mais qui existe aussi. Grand Blanc, c’est un groupe un peu littéraire au départ, de moins en moins aujourd’hui, mais bon, ça te quitte pas !

Mag : Grand Blanc, c’est aussi le mélange des genres, à mi-chemin entre la pop, la new wave, cold wave… c’est dur de vous qualifier ? Vous travaillez comment, quel est votre processus de création ?

Luc : En fait, dans ce qu’on joue actuellement, y’a encore pas mal d’ancien et de neuf. Tout ça par d’une ancienne école et d’un nouveau souffle qu’on a, donc ça se mélange un petit peu et puis, oui, on est encore très jeune, on est un peu comme des éponges !

Benoît et Luc : On a 26 ans, Vincent à 24 ans, Camille 25, elle va sur ses 26…

Benoît : On n’est pas si jeune que ça mais musicalement oui. C’est vrai qu’on compose lentement aussi, je ralentis beaucoup de choses avec le texte. Ce que je considère être un bon texte, ça m’arrive moins souvent de le sortir que ce que je considère être une bonne mélodie. Il va falloir que je m’y mette car c’est en train de devenir mon métier et le problème c’est qu’au début c’était seulement une pratique créative et que maintenant je dois apprendre un métier… C’est-à-dire que toutes les productions, normalement ce que t’apprend ce n’est pas d’avoir des résultats, c’est avoir des méthodes de production, des techniques, et ce n’est pas ce que t’apprend en études de lettres. Ce n’est pas quelque chose que t’as le temps de taffer quand tu bosses à côté, et du coup c’est un peu une friche. C’est aussi ce qui fait qu’il y a une inertie dans Grand Blanc et on est content parce qu’on a aussi retapé pas mal de morceaux pour les réadapter, ça oblige à avoir une certaine fidélité à ce que t’as fait et pas virer les trucs trop vite. C’est un handicap et en même temps c’est une force ! Il y a des morceaux avec six arrangements différents en trois ans !

Luc : Oui, beaucoup de versions différentes !

Benoît : Par exemple, Montparnasse (morceau de 2012), on aura du mal à le lâcher, on le joue encore en concert. Il est plus trop folk maintenant.

(On a petit peu discuté de ce morceau, Montparnasse, à découvrir ici)

Symboliquement, c’est le 1er morceau qui était à la base guitare-voix, qu’on a enregistré en tant que Grand Blanc. On a vu ce qu’on pouvait faire à l’époque, on ne bidouillait pas trop les ordis, sauf Luc, qui était en école d’ingé son. En fait, on a enregistré ce titre avec Camille, on était que trois à l’époque. Avec Camille, on ne savait pas du tout ce que ça allait donner et on avait toujours fait de la musique acoustique essentiellement. On a vu le truc sortir… on a capté qu’en fait on avait le droit et la possibilité de faire pleins de choses, et ce morceau du coup, c’est marrant que tu dises que c’est un peu un diptyque, car la fin de Montparnasse; c’est un peu un truc de poète de dire ça (sourire) ; c’est le début de Grand Blanc, c’est le premier synthé ! P****n je l’avais jamais dit comme ça… c’était la transition entre avant et Grand Blanc ! (Rires)

Mag : Quelles sont vos influences musicales ? Vos petites madeleines ?

Luc : Par exemple, Ben et moi, on écoute beaucoup de techno, et ça marque beaucoup ! On utilise de plus en plus ces façons de faire les chansons, tel un DJ, avec des filtres, pour pouvoir monter les choses… après on aime beaucoup écouter des musiques un peu plus brutales, du punk, du garage… ce genre de choses !

Benoît : C’est Camille qui écoute plus ce genre de trucs, il y a beaucoup de choses, après on n’est pas non plus les Power Rangers, on n’a pas chacun notre couleur mais on se retrouve sur des trucs. Par exemple, moi, ça ne se retrouve pas dans Grand Blanc mais j’écoute beaucoup de musique africaine, du sahel, du rock malien, du rock berbère…

Mag : Par exemple, sur Montparnasse, encore elle, j’ai entendu des rythmes tribaux…

Benoît : ça c’est les toms de Luc, c’est parce qu’il apprenait… les kodo japonais, c’est ça ?

Luc : C’est les kodo japonais !

Benoît : Il apprenait ça en percu au conservatoire du coup…

Luc : Oui, comme sur Samedi La Nuit, les breaks, les trucs comme ça, un petit peu violent !


Benoît : C’est vrai que Luc, il est percussionniste avant d’être batteur, c’est vrai aussi que Camille, elle est harpiste, contrebassiste avant de jouer du synthé. C’est des trucs qui se voient pas énormément, enfin peut-être un truc qui se voit plus, c’est les arrangements, il y a un côté baroque… il y en a partout, ça tient peut-être à votre cursus quand même. (à Luc) Enfin, jouer en orchestre, je crois que c’est ce qui explique un peu votre peur du vide.

Luc : Oui, Camille et moi, on se connaît depuis le collège, on était au conservatoire ensemble pendant tout le primaire, collège et lycée, on étudiait, on jouait déjà beaucoup ensemble. On a donc une formation musicale assez aboutie mais on essaie aussi d’en sortir dans les méthodes de composition. Tu peux vite avoir tendance à te focaliser sur les harmonies, etc… en fait, c’est con, il ne faut pas, mais ça aide et ça dessert en même temps… ! Par exemple, la percussion dans Grand Blanc, comme notre but c’est de bosser sur des machines, ça me sert pas énormément mais dans le feeling pour travailler sur les machines, ça m’aide aussi… faut donner un peu de groove à tout ça !

Mag : On sent aussi un beau travail d’écriture, très littéraire, des relents de désenchantement, de spleen… quelles sont vos références littéraires ? (Ça c’est la spécialité de Benoît, c’est lui qui écrit les textes)

Benoît : J’ai étudié la poésie, j’ai fait un mémoire sur Yves Bonnefoy, qui n’est pas du tout mon poète de référence. Je ne sais pas moi… j’aime… Desnos, Char, assez peu de poésie contemporaine parce que justement je fais de la pop, j’aime bien qu’il y ait une structure de phrase compréhensive et quelque chose à dire, et le littéralisme, ça ne me fait pas trop tripper. Et du coup, je lis essentiellement de la poésie mais je la lis parce que ça me sert, je finis d’abord avec des sons et je regarde un petit peu comment les autres font. Par exemple, c’est très vrai chez Desnos, ce genre de poète, ils ont vraiment une approche encore compréhensible, il reste des phrases, il reste un dire dans ce qu’ils écrivent… et c’est juste que je leur vole des trucs ! (rires)
Mais chez Desnos, ce n’est pas spécialement du spleen. On nous dit souvent ça mais en fait y’a aussi une grosse jubilation. Le fait que ce soit noir, il y a une idée de départ, après ça n’empêche pas de jubiler ou d’en rire, c’est une image que j’aime bien dans notre région, il fait nuit très tôt, y’a rien à faire alors du coup on faisait des soirées complètement merdiques dans lesquelles on buvait des bières. Le fait d’être aux prises avec des choses pas forcément marrantes, ce n’est pas la fin !
Ce n’est pas vraiment une comparaison mais le bouddhisme, c’est avant tout une philosophie, la plus sereine. Un truc qui m’a toujours touché c’est le culte de la mort mexicain, il y a une vraie jubilation dans la mort… Ici, on est des catholiques romains ou des protestants mais ça ne change pas grand-chose, la mort, elle est toujours morbide, et du coup tu l’anticipes dans ta propre vie. Mais nous, nos chansons, elles ont un côté, oui, le cimetière mexicain, ça me parle carrément, il y’a quelque chose de carnavalesque dans ce qu’on fait, et nous on ne fait pas de la musique parce qu’on est mal, on est mal pour pleins de raisons, comme tout le monde, on fait de la musique pour faire quelque chose de plutôt positif. Les poètes que j’ai balancé, c’est ce qu’ils ont essayé de faire. Du coup, il y a du spleen mais ce n’est pas la donnée de base. Y’a une facilité, avoir du spleen c’est aussi avoir de la matière, c’est plus facile. C’est pour ça qu’on se méfie, on n’a pas envie de faire de Samedi La Nuit, une espèce de bouillie morose tout le temps, il faut aussi qu’on s’occupe un peu d’autres choses, qu’on prenne d’autres thèmes à bras le corps, parce que cette dynamique qu’on a là c’est bien mais on a aussi envie de montrer que c’est pas uniquement ça !

Mag : Dans différents articles que j’ai pu lire, on vous classe souvent entre Bashung et Joy Division, qu’en pensez-vous ?

Benoît : Y’a pire comme comparaison, on est quand même super flatté. Un mec, un jour, m’a dit Souchon, j’ai pas du tout vu pourquoi mais j’étais content. Dans Samedi La Nuit, c’est un moment où je découvrais les premiers albums de Bashung, y’a pas à dire, y’a de l’emprunt !

Mag : Le terme Variété Alternative revient souvent… c’est vous qui vous qualifiez ainsi ?

Benoît : C’est moi qui aime nous qualifier ainsi, les autres sont un peu dérangés par ça et là on a eu une bonne surprise, y’a Noisey qui a mis un petit mot sur nous. L’histoire est un peu ancienne, Camille anime une émission de radio sur Radio Campus, et du coup elle était mentionnée, il y a plus d’un an, dans New Noise, dans un article de Lelo Jimmy Batista qu’elle connait un peu, et il avait cité le groupe entre parenthèse, elle chante dans Grand Blanc, groupe de Sub-Bashung-Core, du coup c’est lui qui a refait le truc dans Noisey. Moi je ne sais pas, dire que tu fais de la new-wave pop, le prendre dans ce sens là, c’est cool mais l’autre sens marche aussi, je suis auteur de chansons, j’écoute de la chanson. Du coup, de mon point de vue, de ma dynamique, c’est plus de faire de la variété alternative. Et tu vois, de prendre l’espèce de force que peut avoir une chanson relativement populaire et ensuite l’adapter à ce que j’aime. On ne fait pas de la musique underground en se disant : « Ah ! Faut quand même qu’on fasse de la pop pour toucher des gens. » C’est ce qu’on peut donner, j’emmène des textes assez chelous, assez lourds, et c’est comme ça que ça tourne Grand Blanc. T’as les synthés transe années 90 de Camille, et puis voilà tu fais ce tu peux avec ça, et c’est pour ça que j’aime bien le terme Variété Alternative, même si il n’est pas partagé par tous mes collègues.

Luc : Ouais mais je commence à m’y faire moi !

Benoît : Tu vois, y’a un truc qu’on a beaucoup aimé cet été, c’est le 2nd album de Flavien Berger, chez Pan European et c’est de la putain de variet’, pour le décrire un peu, pour moi c’est un mélange entre Dan Deacon et Jon Moss, mais en français avec des textes, son album s’appelle Mars Balnéaire, c’est des textes sur l’océan, les dauphins, c’est très rose fluo et il est chez Pan European à côté de Koudlam, et quand il passe au Point Éphémère y’a des mecs à moustaches qui bougent la tête dessus, et je crois qu’au final c’est peut-être aussi le moment. Il y a des choses que je vois qui font que les gens ont envie d’écouter de la variété en ce moment même les plus pointus. Et les gens ont toujours un vinyle de Christophe qui traîne dans un bac même si ils ne le disent pas et ça reste toujours !

Mag : Justement, si vous deviez collaborer avec un artiste, ce serait qui ? Et pourquoi ?

Benoît : En chanson, ça me ferait vraiment tripper de bosser avec Christophe.

Luc : Ou Christine !

Benoît : Christine and The Queens ! Je veux l’épouser !

Luc : Passe ton message mec !

Benoît : Je vais m’agenouiller avec un bouquet de fleurs tout pourri, si les fleurs ne sont pas toutes pourries ça ne marchera pas ! Je vais quand même la vouvoyer en l’appelant Mademoiselle and The Queens et je pense que ce sera le râteau le plus romancé de toute l’histoire ! (rires)

Luc : Oui mais moi je veux bien Christophe, rien que pour aller chez lui, dans son antre, voir ce qui se passe !

Benoît : Ou Murat, ça serait pas mal aussi, après dans les anglophones… je ne sais pas…

Luc : Arcade Fire !

Benoît : Depeche Mode, David Bowie !

Luc : Beck !

Benoît : Non mais Christophe, Murat, en tout cas dans le côté texte, ça peut être pas mal. Les premiers morceaux de Murat, je les ai réécoutés récemment, ça faisait longtemps, j’avais oublié qu’il avait eu une période avec des prod’ élitistes, trop bizarres avec des saxos complètement foireux… (rires)

Mag : Un coup de cœur musical de l’année ?

Benoît : Flavien Berger qui est un très bon album d’été !

Luc : Moi j’ai flashé sur le Christine and The Queens, et en mode anglophone le dernier Warpaint !

Benoît : Et sur la chanteuse de Blouse !

Luc : Et puis oui, Blouse aussi… longue histoire…

(Et effectivement c’est une longue histoire, chut !)

Mag : Et tiens, c’est quoi le dernier disque que vous avez acheté (la question du disquaire) ?

Benoît : Je viens d’acheter une platine vinyle, parce que je n’en avais pas pour écouter mon vinyle de Grand Blanc. J’ai acheté Bowie, Ziggy Stardust, et un live des Cure, je n’avais pas capté que c’était un live avec des interludes d’interviews, tout pourri, mais ça fait plaisir. Et le dernier CD c’est un best-of de Blondie, t’en as toujours un, c’est comme le Christophe. Et toi t’as acheté un disque ? (à Luc)

Luc : Moi ça fait longtemps que je n’ai pas acheté de disque, j’ai mon abonnement Spotify et j’écoute beaucoup de musique grâce à ça, du coup j’en achète peu… Je n’ai pas de platine et le seul vinyle que j’ai chez moi en ce moment c’est celui de Grand Blanc, que je ne peux même pas écouter… mais je vais me mettre à acheter des disques !

Mag : Vous avez la chance d’avoir signé chez un des labels les plus excitants du moment, comment s’est faite la rencontre avec le label Entreprise ?

Luc : En fait, on a d’abord découvert les Blind Digital Citizen sur le net et on a accroché direct sur leur musique. On a vu qu’avec ces mecs là il y avait quelque chose à faire, on se retrouvait pas mal dans ce qu’ils font et on s’est dit trop cool des copains ! On les a contactés, on a eu un très bon feeling avec eux, on voulait simplement partager des plateaux sur Paris… et ils ont fait écouter ce qu’on faisait à Michel, le patron du label. Il nous a contacté assez rapidement, c’était une aubaine !

Benoît : Il y a eu négociation, le jeu de la drague musicale. On a appris ça, c’est un art quoi ! C’est à la limite de l’amour courtois, il y a un côté Marivaux presque et du coup non, c’était sympa ! On a aimé se séduire avec Benoît et Michel ! On n’avait aucune idée de rien, on n’avait jamais entendu parler du label Entreprise mais là on est fier d’être chez eux, dans ce catalogue !

Luc : Toute l’équipe est très bien et on a beaucoup bossé en studio ici, ils nous ont laissé le temps. C’est Fred, l’ingé son qui nous a mixé et il a énormément travaillé avec nous, comme Adrien, qui a réalisé l’EP, comme un directeur artistique. On a eu un super feeling et ça nous a beaucoup apporté !

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Mag : Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur la pochette de l’EP, je trouve l’artwork très réussi, qui l’a réalisé ?

Benoît : Vincent Denis, mais son nom d’artiste c’est All Cats are Grey, c’est un tatoueur, je fais de la pub pour son groupe, il chante dans Israël Regardie, c’est un mec qui était batteur dans des groupes de harcore et il s’est mis à faire du The Smiths… c’est vraiment cool et donc Vincent joue dans Israël Regardie avec Abschaum, c’est notre pote qui va faire notre première partie le 24 à l’International, de Lyon aussi ! Ce mec tatoue super bien, il tatoue sur Paris, les 18 et 19 octobre, faut aller voir sa page !

Mag : Pour finir, votre EP sort ce lundi, vous bossez sur votre album en ce moment ? (oui, on en veut plus !)

Luc : On a commencé à maquetter pas mal d’idées un peu dans tous les sens et il y a 2/3 bonnes choses qui se sont dégagées. On est parti juste après avoir finalisé l’EP assez rapidement. Une semaine dans l’Oise, dans une baraque, et on a pris nos instrus, des moyens pour enregistrer, et puis voilà, on a passé toute une semaine à faire de la musique. On était assez content, il y a pleins de nouvelles choses, de nouvelles facettes musicales qu’on a exploré, pas mal de nouveaux arrangements !

Benoît : Arrangements de voix beaucoup !

Luc : Et on a essayé de s’amuser un petit peu, c’est encore neuf.

Benoît : C’est brouillon, on est content, l’EP finissait un cycle, l’album est sensé en ouvrir un nouveau. Et là ça s’ouvre bien, les perspectives dans la réalisation, ce sera un autre problème de finir les morceaux. On s’attendait pas à faire ça, on a fait des trucs qu’on n’a pas l’impression d’avoir entendu ailleurs. Après quand on aura fini les morceaux, on se rendra certainement compte qu’on l’a tapé à quelqu’un ! (rires)

Pour le reste, je vous invite très fortement à découvrir l’EP de Grand Blanc et surtout à vous procurer le vinyle !

>>> Remerciements : Benoît et Luc de Grand Blanc, Lucie Chérubin et le Label Entreprise.

Cette interview a été publiée à l’origine sur le site Addict Culture.

 

Author: Mag Chinaski

«La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil.» Friedrich Nietzsche

  

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